Histoires de succès

A Muyinga, la mise en place des Comité de santé intégrant les jeunes a révolutionné le mode de vie de la population

L’un des résultats du plaidoyer en matière de santé est l’intégration des jeunes dans les Comités de santé (Cosa). A Muyinga, ces Comités sont à l’œuvre et la population bénéficiaire est satisfaite des prestations de ces Comités. Les femmes enceintes n’accouchent plus à domicile.

« Je m’appelle Bélyse MUKANDANGA. J’habite la colline Gitonge et je suis présidente du Cosa du centre de santé de Gahororo. Avant l’avènement de notre Cosa, la situation n’était pas bonne. J’avoue qu’il y avait un autre Cosa mais il n’était pas dynamique car il était composé de personnes âgées dont certains ne savaient ni lire ni écrire, d’où l’impossibilité d’interpréter les prescriptions médicales. Aussi, ils ne se souciaient pas du suivi de la population en ce qui est de la manière dont elle se soigne.

A la suite du plaidoyer qui a été fait par le Comité Akadacika auprès du titulaire du centre de santé, il a été décidé de recruter de jeunes membres du Cosa. Depuis lors, nous sillonnons les collines accompagnés par les responsables administratifs où nous sensibilisons la population. Nous demandons aux gens de se rendre aux centres de santé pour se faire soigner. Quant aux femmes enceintes, nous leur demandons de faire des consultations médicales. Des fois, nous profitons des descentes effectuées par l’administration à la base pour sensibiliser la population. Nous sommes contents de voir que la population suit nos conseils ».

« Je réponds au nom de Françoise NIBARUTA, j’habite la colline Gahororo, commune et province Muyinga. Je salue les prestations des membres du Cosa qui sont venus changer les choses à Gahororo. La consultation prénatale ou même post-natale était considérée comme un rêve. Personnellement, je n’y pensais pas. Ils nous ont également sensibilisés à faire de l’hygiène corporelle notre préoccupation quotidienne. Aujourd’hui, vous ne trouverez pas de femmes qui accouchent à la maison. On ne fait plus recours aux anciennes sages-femmes. J’invite la population à suivre à la lettre les conseils des membres du Cosa ».