Histoires de succès

Les Cellules Veille Genre et Droits Humains (CVGDH) sont venues à point nommé

Quelques fois, les couples mariés se disputent. Cela a des conséquences graves sur leurs relations. Dans le but de lutter contre ce phénomène et d’autres maux qui en découlent, les CVGDH ont été mises en place au niveau de chaque commune et les résultats de leurs prestations sont satisfaisants. André HABONIMANA, l’un des membres de la cellule qui se trouve à Muremera dans la commune Giheta est content du rôle joué par ces cellules et a indiqué qu’elles ont été mises en place à point nommé. Il a en outre révélé que les conseils qu’ils prodiguent aux autres dépendent de la situation vécue. Ce que Monsieur HABONIMANA a vécu lui a permis de changer son comportement et celui d’autres personnes.

Dans un entretien accordé à La Voix des Collines, André HABONIMANA qu’il est parmi les premiers qui ont suivi la formation dispensée par ADISCO en matière d’autopromotion via les coopératives. Comme notre source nous l’a signalé, il est membre du conseil d’administration de la coopérative TERUJIMBERE. Il est également membre de la CVGDH basée sur la colline Muremera. André HABONIMANAa en outre indiqué que ces cellules sont venues à point nommé car il s’observe encore des couples mariés qui se disloquent. Et les causes de cette dislocation sont multiples. Il a entre autres cité les cas des femmes qui sont maltraitées, celles qui sont brûlées ou battues et d’autres qui sont violées. Le rôle de ces cellules est donc celui de voir comment limiter ces maux ; en cas d’échec, a-t-il renchéri, ils soumettent ces cas à d’autres instances habilitées. « Lorsqu’on veut conseiller quelqu’un, on tient compte de la situation vécue. Personnellement j’étais un soulard et je ne savais pas faire une gestion rationnelle des biens de la famille. Les formations suivies m’ont permis de changer de comportement afin d’aider mes pairs à m’emboîter le pas. Quand je rentre je suis accueilli en homme-père de famille digne de ce nom ».

Les membres de la CVGDH en train de présenter un numéro sur leur travail quotidien

Les résultats des prestations des CVGDH sont satisfaisants
Comme l’a indiqué André HABONIMANA, ce qu’ils ont pu réaliser et qui constitue le point de fierté est que, grâce aux conseils des membres de la CVGDH de la colline Muremera, les ménagent qui, jadis s’étaient disloqués,vivent maintenant en harmonie. Il reconnaît toutefois que cette cellule n’est pas en mesure de résoudre tous les problèmes et ils soumettent certains cas à la hiérarchie car leurs compétences sont limitées.  André HABONIMANA a terminé en lançant un appel vibrant aux hommes qui maltraitent encore leurs femmes qu’aucun développement des familles n’est possible lorsque les femmes ne sont pas impliquées dans la gestion des biens familiaux.  Les burundais, a-t-il insisté, doivent oublier les anciennes coutumes qui ne donnent pas de la place à la femme. Aujourd’hui, les femmes doivent avoir une place de choix dans la société burundaise.

L’un des membres du comité mixte de sécurité sur la colline Muremera salue l’apport de cette cellule
Bosco NTUNZIRABONA,l’un des membres du comité mixte de sécurité salue l’apport de la CVGDH dans la localité de Muremera. En effet les membres de cette cellule se cassent en mille morceaux pour aider certains couples à changer de comportement. Il a profité de cette occasion pour demander de mettre en place ces cellules là où elles n’existent pas car, a-t-il fait savoir, leur rôle n’est plus à démontrer. Il salue la collaboration existant entre ce comité et les membres de cette cellule car même les récalcitrants finissent par être appréhendés en toute tranquillité.

Propos recueillis par Marie Grâce NIYIZIGAMA