Histoires de succès

Les membres des groupements d’autopromotion et d’entraide des provinces Kirundo Muyinga sont décidés à éradiquer la pauvreté

Il y a quelques temps, la province Kirundo a été frappée par la sécheresse, ce qui a plongé la population de ces localités dans une famine et une pauvreté sans nom. Face à cette situation, avec l’appui du projet de renforcement du mouvement Haguruka, des ménages se sont mis ensemble pour former les d’entraide et de solidatité (IGG) qui leur ont permis d’atteindre l’autopromotion. Ceux qui se sont entretenus avec la rédaction de La Voix des Collines (LVDC) nous ont révélé leurs projets. Ils ont profité de cette occasion pour appeler les autres à adhérer aux coopératives. Quant aux paresseux, ils leur demandent de se ressaisir et s’atteler au travail faute de quoi ils seront contraints de vivre dans une éternelle mendicité.

Pascal NDAGIJIMANA : « Un homme digne de ce nom ne peut plus tendre la main.
Dans une interview accordée à LVDC, le président de l’IGG Dufashanye a fait savoir qu’après avoir constaté que la famine a frappé sur les portes de certaines communes de la province Kirundo, lui et quelques personnes de sa localité ont pris la décision de rompre avec la mauvaise habitude de tendre la main. C’est alors que l’idée est venue de former uneunion de 3 IGG, en tout 30 personnes. Ils ont collecté des fonds qui leur ont permis d’acheter 5 vaches. Quelques temps après, chaque membre a reçu 100 000Fbu pour acheter un veau. Notre source a en outre indiqué que pour le moment, il y en a qui ont atteint un certain niveau de développement. Certains ont acheté des parcelles et d’autres qui en avaient déjà ont vite amélioré leur habitat.
Comme succès, Pascal NDAGIJIMANA INDIQUE qu’ils ont créé une coopérative appelée SUKANABIGORO. Cette dernière les a beaucoup aidés surtout en ce qui est du stockage de la récolte.
Dans l’avenir, a-t-il dit « On a commencé à zéro, rien ne nous empêchera de parvenir à acheter ces vaches de race améliorée, l’essentiel c’est qu’on ne tend plus la main».

Sifa NIHORIMBERE : « ADISCO a été pour moi une amulette sans égale »
Je réponds au nom de Sifa NIHORIMBERE originaire de la commune Gasorwe de la province Muyinga et je suis cultivatrice. Au départ, j’étais ignorante en matière de nouvelles techniques agricoles. La récolte était vraiment insignifiante. Par après j’ai suivi des formations organisées par ADISCO et elles ont été bénéfiques pour moi. Au moment où les autres ont tendance à croire que l’usage des amulettes peut les aider pour accroître la production agricole, je peux affirmer qu’ADISCO a été pour moi une amulette. Là où je récoltais moins de 20kg de haricot par saison, aujourd’hui j’y récolte 5 fois cette quantité grâce à la formation technique reçue d’ADISCO.

ADISCO a fait pour moi de bonnes choses que je vais léguer à mes enfants. En effet, à côté des techniques agricoles apprises, j’ai également appris la gestion rationnelle de l’argent. Le commerce que j’exerçais n’était pas rentable. J’habitais dans une maison couverte de paille. Après avoir adhéré aux IGG, on m’a montré comment faire le warrantage et c’est ce dernier qui constitue le début de mon apogée car j’ai gagné beaucoup d’argent à travers le warrantage. Mes conditions de vie se sont nettement améliorées. J’habite dans une maison couverte de tôles. Aujourd’hui, j’ai une parcelle personnelle et j’en suis fière.
Je le dis et je répète : ADISCO a fait pour moi de bonnes choses que je ne peux jamais oublier et je compte les léguer à mes enfants. Si un jour ADISCO décide d’aller prester dans d’autres localités, je suis prête à rentabiliser tout ce qu’elle m’a appris pour renforcer les autres.

Libérate MIBURO « Tant que nous somme avec ADISCO, nous allons réaliser des œuvres grandioses »
J’habite sur la colline Santunda, commune Gitobe de la province Kirundo. Le mouvement Haguruka a sensiblement changé mes conditions de vie. J’ai participé à des séances de formations où nous avons appris bien de choses notamment la gestion de la récolte à travers la conservation de cette dernière dans les hangars de stockage. Au départ, la situation n’était pas ainsi. Sur un total de 40 membres, 2 seulement n’ont pas encore su comment gérer rationnellement leur récolte. Parmi les grandes réalisations déjà enregistrées, je peux citer le fait que chaque membre de nos IGG possède des chèvres. Autre chose, c’est qu’à un certain moment, on s’est dit qu’on est las de vivre dans des maisons couvertes de paille. On a décidé d’acheter pour chaque membre 6 tôles, le reste étant à la charge du bénéficiaire. Franchement, nous adressons nos remerciements à l’endroit d’ADISCO. Il a su venir à notre aide au moment où d’autres organisations trouvaient notre localité inaccessible. Il y en a d’autres qui sont venues et qui nous promettaient de belles choses mais aucune promesse n’a été réalisée.. Tant que nous sommes encore avec ADISCO, nous allons réaliser des œuvres grandioses car nous ne vivons plus dans l’attentisme.