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Quel est le point de vue des participants à cette foire-exposition ?

Vanessa BIGIRIMANA : comptable à l’Union Haguruka des Coopératives Multifilières, UHACOM

Si j’essaie de comparer la présente foire avec celle de l’année passée, celle-ci s’est bien déroulée en dépit de quelques irrégularités mais qui n’ont pas eu d’impacts significatifs au bon déroulement de cet événement.

L’UHACOM a eu l’occasion de faire la publicité des produits des coopératives des producteurs burundais
et nous avons bien vendu nos produits. Sans être exhaustive, l’UHACOM on avait amené de l’oseille séché, le piment liquide très bien transformé connu sous le nom de « karababa », une variété du riz dénommé « kigori » cultivé dans la province Ngozi, le jus de prunes du Japon et du maracuja ainsi que le jus d’ananas, la farine de manioc et de maïs et bien d’autres produits transformés par les coopératives membres de l’UHACOM. Les clients ont beaucoup apprécié nos produits surtout ces jus différents de ceux importés dont on ne connaît même pas la matière première. C’est le cas du jus des prunes du Japon qui est nouveau au pays et dans le monde entier. On n’a pas été en mesure de trouver quoi donner à nos clients qui l’ont beaucoup aimé. Il y en a même qui ont passé la commande et à qui nous allons livrer ce jus.

En plus des produits agricoles des coopératives, on avait amené des livres et des fiches techniques élaborés au sein de l’Université Populaire Haguruka (UPH). Je voudrais donc profiter de cette occasion qui m’est offerte pour faire un clin d’oeil à mes compatriotes qui ne valorisent pas leurs propres produits. Qu’ils coupent court à ce comportement et apprennent à lutter pour la promotion des agriculteurs. Ce ne sont pas les étrangers qui viendront développer notre pays. Nous avons des produits diversifiés et de qualité mais malheureusement nous ignorons que nous portons une perle qui brille. Désormais, l’UHACOM entame une vaste campagne de conscientisation des agriculteurs pour qu’ils accroissent la production car nous avons constaté que nos produits sont d’une bonne qualité et ils sont connus. Il est temps que nous militions pour la promotion du consommer local pour le soutien aux producteurs burundais.

Ezéchiel HAKIZIMANA : employé de la société Azania Group Company

Je participe à cette foire qui a été préparée par le ministère ayant le commerce dans ses attributions où l’entreprise que je représente a amené plusieurs variétés de farine.

Cet événement a été une occasion pour nous de faire connaître nos produits et de notre société dont les activités ont débuté il y a sept mois. Ceux qui sont venus ont pu constater que le Burundi a fait un pas de plus dans la transformation de la farine qui sert dans la fabrication des produits variés. Je voudrais alors profiter de cette occasion pour appeler mes compatriotes pour qu’ils consomment les produits locaux. Ainsi, on aura contribué au développement de notre pays, ce ne sont pas les étrangers qui viendront le développer à notre place.

 

 

Sylvie NIMBONA : une femme artisan de la commune Kinyinya, province Ruyigi

Je suis l’un des exposants qui ont été invités à participer à cette foire ; je représente ici un atelier de soudure connu sous le nom de Turwanyubunebwe.

J’ai donc eu la chance de participer à cet événement qui a fait que mon métier soit connu des gens et j’ose affirmer que je suis la seule femme à l’exercer au pays. Cette foire a été une occasion pour moi de faire ma publicité car beaucoup de gens venaient vers moi pour me demander comment l’idée m’est venue de démarrer ce métier que beaucoup pensent qu’il est réservé aux hommes. Presque tous les produits que j’avais amenés ont été appréciés à leur juste valeur, beaucoup de gens ont acheté certains de ces produits surtout les égreneuses de maïs. J’en avais amené 20 qui ont été raflés durant les 3 premiers jours. Heureusement, comme c’est moi qui les fabrique, j’ai vite cherché du matériel et je me suis rendue à Gasenyi où j’ai loué du courant électrique pour en confectionner d’autres. A l’occasion de cette foire, j’interpelle mes consoeurs burundaises que nous sommes capables.

Propos recueillis par
Jean-Petit HAVYARIMANA et
Créscence NINTUNZE