Histoires de succès

Violette Nduwarugira : « L’autonomie financière d’une femme est un socle pour le développement du pays »

Au début du projet, Violette Nduwarugira a connu une situation désastreuse. Tous les 5 lapins qu’elle avait reçus sont morts quelques jours après. Comme il y avait un suivi régulier dans l’exécution de ce projet de développement, cette femme de la colline Ruhanza, commune Giheta de la province Gitega a bénéficié d’autres lapins qui lui ont permis de redémarrer cet élevage qui compte beaucoup pour elle. « La société burundaise a tendance à croire que la femme n’apporte rien au foyer. L’élevage des lapins a fait de moi une femme battante car je contribue efficacement à augmenter les recettes de notre famille.

Avec un seul lapin que je peux vendre à 10 000Fbu, je peux par exemple payer des frais de scolarité pour les enfants sans faire recours à mon mari. Je suis parmi ces femmes qui sont convaincues qu’elles ne doivent pas tout attendre de leurs époux. Autre chose, c’est que nous ne sommes pas obligés de nous rendre au marché pour acheter de la viande qui coûte cher par ailleurs en ces derniers jours. Nous abattons un lapin et toute la famille mange à satiété. L’élevage de lapins nous permet d’améliorer notre régime alimentaire ». Mme Nduwarugira affirme aussi que la production agricole a sensiblement augmenté car ses champs ont retrouvé leur fertilité grâce au fumier issu de cet élevage. Cette fertilisation concerne généralement la culture de légumes comme les choux, les amarantes et les tomates dont la production lui a permis de gagner énormément d’argent.

Enock Niyomwungere